ODE A L'AMOUR

« Je ne pourrais être qu’un mot et à moi tout seul, je suis bien plus que cela.

À moi tout seul, je provoque bien des maux.

Je t’écoute me chanter et j’aime me lire dans tes poèmes.

J’ai parfois l’impression de ne te faire que pleurer,

Alors que je ne voudrais être que la joie.

M’en veux-tu d’être la douleur dans ton cœur ?

Je n’aime pas cette peine que tu as dans tes veines.

Et si tu venais à avoir un peu de haine envers moi,

Pense à tous ceux que je t’ai confiés.

Ils sont tes amis, ta famille,

Le rappel d’une promesse que seuls toi et moi avons en commun.

Je sais ce que tu ferais pour moi, mais toi,

Tu ne sais pas vraiment ce dont je suis capable.

Je sais à quel point tu me mérites,

Mais avoue que bien souvent, une fois que je suis à toi,

Tu me prends pour un trophée acquis pour la vie que tu accroches à ton mur.

Tu passes devant moi, manques à tes devoirs.

J’aimerais que tu me parles, que tu me touches

Que tu me confies tes secrets, tes envies aussi.

Je ne me moquerai pas, je te le promets sauf si tu te ris de moi.

Regarde ces roses que tu m’offrais avant :

As-tu oublié qu’à l’image de ces fleurs, j’en ai aussi leur odeur,

Et que mes couleurs ne sont pas que de rose ou de rouge,

J’ai beau être unique, je suis multiple.

Ouvre les yeux, respire ces doux instants que je t’offre.

Ils sont comme toi, de simples mortels.

Donne-moi de ton temps, car je suis comme lui,

Je suis précieux.

Prends-moi tel que je suis et je ferais de toi ce que tu seras.

Tu n’es qu’humain et de ce fait, j’ai ce pouvoir en moi d’être ta force ou ta faiblesse.

Ne joue jamais au plus malin avec moi,

Tu ne seras jamais le gagnant, car je n’aime pas perdre.

J’aime voir les batailles que les tiens font pour moi,

Je me nourris parfois de ta détresse et lorsque tu es seul dans le noir,

Que tu penses que je ne suis que désespoir, je reviens à toi.

Tu sembles oublier combien je peux devenir cruel, parfois.

Pourtant, je suis toujours à tes côtés.

Tu te pensais oublié alors que c’est toi qui cherches souvent à m’effacer.

Je suis le seul, je suis l’unique.

Tu tentes en vain de me chercher,

Alors que c’est à moi de te trouver.

Après le dernier souffle de ta propre vie,

Et si tu as tenu ta promesse envers moi,

À travers les tiens, je serais toujours là.

Avant de fermer les yeux, demande-toi si tu aurais

Mieux vécu sans moi.

Finalement, qui suis-je ? »

Ludovic Metzker

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