Le temps des étoiles

LE TEMPS DES ETOILES

de Jo Rouxinol

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J’ai découvert « Le temps des étoiles » grâce au blog de Magali Lafont. Suite à son commentaire, je me suis empressé de commander ce dernier pour le lire sur ma Kindle durant mon voyage de Paris à La Roche-sur-Yon. Je partais du principe qu’en trois heures de trajet, cela me permettrait de tuer le temps et pourquoi pas, découvrir une histoire qui serait sympa à lire.  Confortablement assis sur mon siège, j’entamai la lecture et trois heures après, j’entends l’annonce qui insiste bien lourdement sur mon arrivée en gare de La Roche… Je regarde mon smartphone afin d’y voir l’heure : oui, trois heures ont coulé à travers le temps. Je scrute ma Kindle pour y découvrir le mot « Fin ». Je descends rapidement de mon train, regarde autour de moi et constate que ma belle-famille est venue me chercher. Je respire lentement, un peu de sueur coule délicatement sur mon front malgré le froid : non, je n’ai pas voyagé dans le temps et oui, je vais pouvoir fêter Noël en compagnie de ma famille.

Durant le trajet, je n’ai pu m’empêcher de penser à Ilyés, le jeune héros de l’histoire qui, suite à sa rencontre avec Mehdi, un jeune garçon antisémite et en proie à la folie provoquée par ses idées djihadistes, se désintéresse des cours d’Histoire de Madame Lima. À quelques jours d’une visite organisée dans un Mémorial, la classe aura l’honneur de rencontrer des survivants de la Shoah, mais Ilyés se met à suivre Mehdi et se décide à tenir des propos à la fois blessant et incohérent : oui, nous parlons sans cesse des Juifs, mais personne ne semble trouver l’histoire de son grand-père qui, lui aussi, a des tas de choses à raconter sur son pays d’origine. Et puis d’abord, les Juifs ne sont pas des gens bien… Ils sont sans cesse à se lamenter et il faut sans cesse pleurer sur leur sort ! Bien décidée à lui donner une leçon, Madame Lima lui fait un cadeau empoisonné : une heure de colle, mais pas n’importe laquelle ! Se retrouvant tout seul, Ilyes se voit dans l’obligation de recopier une phrase donnée par Madame Lima. Elle est barbante, Madame Lima… Et c’est ici que la magie va opérer !

7399005_f520Ilyes se retrouve projeté dans le temps. Plus précisément dans le Paris de 1942. Loin de sa famille, loin de ses amis, le jeune homme va faire la rencontre du racisme à l’état pur, de l’imbécillité de l’Homme dans toute sa splendeur, mais aussi d’une famille juive qui va le prendre sous son aile. La faim, les jardins interdits aux juifs, les tickets de rationnement…
Alors non, je ne vais pas tout vous raconter.

D’une part, le livre se veut agréable à lire, sans trop se prendre la tête et nous permet de nous attacher à ce petit bonhomme. J’ai été touché par cette histoire, car je suis ce que nous pouvons appeler un petit-fils de déporté, d’une part, mais surtout parce qu’elle nous rappelle combien il est important de ne jamais oublier cette période. J’aurai aimé pouvoir continuer de lire ce livre, mais lorsque le mot « Fin » apparaît, c’est un peu comme l’annonce dans le train qui nous indique notre Terminus : nous ne pouvons pas aller plus loin !

depositphotos_22386729-stock-photo-a-german-general-in-occupiedJo Rouxinol arrive à nous transporter dans son histoire et nous fait voyager au-delà de notre imagination. Ce livre devrait être « offert » aux jeunes scolarisés en leur expliquant non seulement les horreurs de cette fichue guerre, mais aussi l’importance de l’horreur de la guerre tout court ! De nos jours, il est malheureux de voir la jeunesse aller à vau-l’eau et ne pas comprendre l’enjeu de l’époque. Des génocides, il y en a eu dans tous les pays. Pourquoi parle-t-on avec insistance de la Shoah ? Remettons un peu les idées au clair : un génocide est l’assassinat pur et simple d’un peuple dans son ensemble et aucun génocide n’est acceptable, quel qu’il soit. Toutefois, comprenons bien que la Shoah n’a pas fait que toucher un peuple d’un seul et unique pays : à travers l’Europe entière, des millions d’individus donnaient des « juifs ». Mes grands-parents paternels polonais ont subi la haine antisémite tandis que mes grands-parents maternels ont découvert, au Maroc, près de la frontière algérienne, un retournement de gens qui se prétendaient être des frères : viols, meurtres de rabbins, expulsions de juifs…

Merci donc à Jo Rouxinol d’avoir osée mettre sur papier un livre ouvert à tous ! J’ai envie de terminer par ceci : le pire, ce n’est pas que d’oublier. Le pire, c’est de se dire que cela est le passé ! En disant cela, nous admettons, finalement, que ce n’est pas si grave que cela !

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À propos de l'auteur: Ludovic Metzker

Ludovic Metzker est né à Paris en 1974. Dès son plus jeune âge, il se passionne pour la littérature et se découvre une passion pour l’écriture. C’est maintenant dans des auteurs tels que Bernard Werber et Stephen King qu’il puise son inspiration.

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