Dur, dur d’écrire ?


ESSAYER… SE TROMPER… ET SE BANANER ! 


(A CHANTER EN PENSANT A “LIBÉRÉE… DÉLIVRÉE…”, ça marche aussi !

Est-ce une une question ou une affirmation ? Telle est la véritable question 🙂
En réalité, écrire devrait être pris dans le même sens qu’une relation. Qu’importe s’il s’agit d’amour ou d’amitié – oui, vous pouvez fredonner l’air de Céline Dion -, écrire devrait être compris dans ce sens là : une relation entre l’auteur et l’histoire qu’il veut raconter. Il y a quelques semaines de cela, j’avais en tête de me lancer dans deux genres complètement opposés à mes récits habituels : l’amour et un polar bien noir comme on les aime ! De fil en aiguille, j’en suis venu à me poser la véritable question et croyez-moi, elle ne consiste pas à se demander si l’histoire plaira aux lecteurs potentiels, mais est-ce nous plait à nous ?
Et c’est ici que j’implique le sens réel du mot “RELATION” : nos personnages, le décor fictif et le style narratif deviennent les principaux accusés de ladite “RELATION” et il en va d’une persuasion entre ce que nous écrivons et ce que nous aimerions écrire… Prenons l’exemple d’un avocat qui doit défendre un enfoiré, violeur, assassin, terroriste – rayé les mentions inutiles – et analysons ce qu’il se passe lorsque le fameux avocat émet des doutes : il va défendre son client sans pour autant y mettre les moyens nécessaires ! La relation entre un auteur et son livre ressemble étrangement à cela sauf si… Vous avez tendance à écrire des “choses” de type roman de gare et là, passez votre chemin !
Il y a de cela quelques semaines ou mois, je ne sais plus trop, tellement je débite de conneries à la minute, j’avais la joie – que dis-je – la fierté de me lancer dans l’écriture de ces deux nouveaux genre jusque là inconnu puis, j’ai commencé à me sentir obligé d’aller jusqu’au bout en me disant que certains de mes lecteurs – pas tous, il y en a qui aimerait me voir jouer de la guitare avec ma langue – seraient heureux de me découvrir nu sous un arbre… Heu, non ! Sous un nouveau jour, c’est déjà pas mal ! Mais voilà, honte à moi et à mes deux mains qui n’arrivent pas à se mettre d’accord : c’est DUR d’essayer d’écrire sur ce que nous n’aimons pas forcément faire. C’est un peu comme aller à un rendez-vous avec un mec ou une nana – me concernant, vous aurez capté mon choix – et qu’à l’avance, vous savez que vous allez vous emmerder au plus haut point !

DE L’ART D’AIMER CE QUE NOUS ÉCRIVONS !

Aimer ce que nous écrivons… Comme c’est beau et tellement poétique ! Et oui, mais c’est aussi cela qui reflète notre désir d’écrire : aimer une histoire, un personnage en particulier, une situation, un décor… On va au restaurant pour charmer une personne – oui, c’est mieux, je vous rassure ! -, pour lui conter fleurette, la faire rire et bref, vous voyez où je veux en venir : la complicité entre l’auteur et son bouquin débute dès lors qu’il y prend du plaisir ! C’est aussi accepter l’idée qu’un genre spécifique n’est pas fait pour nous et qu’il vaut mieux abandonner une idée et laisser faire les spécialistes dans ce domaine ! Il existe des conteurs de ballade romantique, des conteurs d’histoires de preux chevaliers devant combatte un dragon pour avoir le droit, si tout se passe bien – en général, ça se passe toujours bien – de se taper la donzelle prisonnière d’un donjon merdique tout comme il existe des pros qui savent nous raconter les dernières aventures de Maigret ou de Derrick – quoi que là, j’ai un sacré doute – avec un tel panache que le lecteur en sera conquis !

Mon constat est le suivant : oui, j’ai voulu écrire à mon tour dans des domaines qui “cartonnent” comme le cul, le thriller et les histoires romantiques avec un milliardaire loup-garou amoureux d’une zombie légèrement stupide : oui, je dis stupide parce que la pauvre nana, elle n’a jamais lu “50 Nuance de Grey” et fonce droit dans le panneau ! Se dire qu’il faut absolument écrire un livre dans un thème qui marche du feu de Dieu n’est pas vraiment une bonne idée. Alors que faire ? Jouer de l’harmonica à trois heures du matin et rêver à la gloire, la célébrité ? Et si vous écriviez ce que VOUS voulez sans vous soucier de quoi que ce soit ? Je dis cela car en à peine quelques pages de mes essais, j’ai décidé que quitte à passer pour un con, je préfère mille fois écrire une histoire qui va me plaire en premier : écrire, c’est comme faire l’amour ! On ne doit pas y aller par obligation de résultat ou de performance sexuelle qui achèvera les autres vantards prêt à tout pour faire “zizi panpan” ! Ecrire, c’est une symbiose entre votre univers et vous…

Et tout ça pour dire qu’au final, je suis désolé d’avoir eu l’audace d’être capable d’écrire un livre qui ne me plait pas vraiment. Donc, oui, vous aurez encore droit à des “Et si demain n’existe plus ?”, à des “Morphèa” et à la suite de “L’homme sans nom” car comme le disait un ami : c’est TON univers, TON monde ! Imaginez un instant que vous allez descendre une montagne enneigée avec vos skis Rossignol mais que vous ne la sentez pas vraiment… Le mur vous attendra en bas ! Prenez une luge, c’est tellement plus drôle 🙂
Il vaut mieux un lecteur qui ressentira vos écrits qu’un lecteur qui se demandera si vous avez eu un réel KIFFE à écrire !

Personnellement, mon plus grand rêve, ce n’est pas de vous raconter une histoire… Mais que vous la ressentiez !

LM


A propos de Ludovic Metzker

Ludovic Metzker est né à Paris en 1974. Dès son plus jeune âge, il se passionne pour la littérature et se découvre une passion pour l’écriture. C’est maintenant dans des auteurs tels que Bernard Werber et Stephen King qu’il puise son inspiration.

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