Du rififi dans la correction…

Les corrections, c’est le mal !

La correction d’un livre est fastidieuse pour un auteur et régulièrement, pour nous alléger la masse de travail critique, nous faisons appel à un logiciel censé venir en aide à la fois dans la grammaire, la syntaxe et l’orthographe ! Contrairement aux nombreux jeux vidéos sur Windows ou MacOS X, le nombre d’applications dédiées à cette tache se veut plus restreint et si nous poussons le vice en fixant le prix plancher de 99 euros, autant vous dire que notre choix se limitera à deux applications et pas des moindres : Antidote et Robert Correcteur.

Robert, ce traître…

J’ai eu la chance de tester les deux applications pour Windows 10. Fervent défenseur de la version allégée de ProLexis, il m’a semblé naturel de continuer avec sa nouvelle dénomination, à savoir “Robert Correcteur” et mal m’en a pris… Je m’explique ! Il y a de cela quelque temps, afin de parfaire les corrections de mes quelques livres et pensant avoir assuré grâce à l’aide d’un correcteur “humain”, le fameux Robert en question a complètement foiré lesdites corrections en créant de… nouvelles fautes ! Incroyable ? Suis-je un débile profond ? Non, je ne le pense pas. J’ai juste pensé que ce logiciel suivait la base même de “ProLexis Jr” et concrètement, je me suis planté à double tranchant. Non seulement, suite à des lectures de mes livres par des blogueurs, j’ai constaté que ces derniers étaient encore bourrés de fautes incompréhensibles, limite digne d’un enfant de CP, mais qu’en plus de cela, je prenais le risque de passer pour un… con ! Oui, disons clairement les choses ! Heureusement pour moi, j’ai la chance d’avoir eu affaire à des blogueuses compréhensives.

Maintenant, passons à Antidote !
Depuis quelques jours, j’ai pris la décision de retirer TOUS mes livres de la vente afin de les retravailler sereinement. Vous comprendrez sans peine que passer pour un “guignol” ne fait pas partie de mes nombreux défis. En revanche, que mes histoires puissent vous plaire : OUI !
Retirer mes livres de la vente est un constat qui me fait dire que non seulement, faire confiance à un logiciel de correction est utopique, mais qu’en plus de cela, l’œil “humain” extérieur reste tout de même la meilleure arme contre ces satanées fautes. De vous à moi, cessons de dire que cela porte le nom de coquilles… Non, les seules coquilles que je connaisse ce sont celles des œufs que je retrouve dans mes blancs en neige ! Un auteur qui vous dira : oui, mais… ! NON ! Un imprimeur fait un métier barbare qui consiste à… IMPRIMER avec exactitude ce que nous, auteurs, leur donnons : un travail bâclé sera bâclé, point barre !

Avec Antidote, dans sa version 9.4, j’ai eu l’occasion de trouver des fautes dans mes anciens ouvrages et j’en ai eu HONTE ! Honte, car ceci est inadmissible. Oui, il faut comprendre qu’un auteur écrit des livres toutefois, il a aussi tellement l’habitude de se relire que les fautes en deviennent invisible. Il faut bien se l’avouer, cela arrive à tout le monde. L’utilisation du logiciel Antidote m’a permis de relever les anicroches dans le texte en allant au-delà de la correction. Antidote va prendre une phrase complète et étudier du mieux qu’il pourra le contexte afin de vous proposer un meilleur rendu : à vous de vous focaliser sur les lignes jaunes en dessous d’un texte, car ceci signifie tout bonnement que pour lui, cela ne veut absolument rien dire ! Par exemple, une virgule mal placée, un “à” à la place d’un “a” changera la donne et le contexte s’en verra gravement modifié.

Depuis que j’utilise Antidote, je vérifie non seulement la typographie, mais aussi, le style. En effet, Antidote est pourvu de trois onglets : Langue (orthographe, grammaire…), Typographie (les espaces insécables, les tirets…) et le Style (répétitions de mots, bizarreries dans le texte…) ce qui vous forcera à vous concentrer sur votre manuscrit avec rigueur.

Après tout cela, malgré le fait que vous penserez en avoir terminé avec les corrections, je ne saurais vous conseiller de passer par un correcteur humain qui sera à même de pouvoir détecter la fameuse “coquille” 🙂
Si vous avez la chance d’avoir des amis qui veulent bien se prêter au jeu, profitez-en sans leur mettre aucune pression, cela me semble logique : ils vous rendent un service, vous n’allez pas non plus sortir le fouet et leur donner des grains de riz à manger 🙂 J’ai fait des conneries et croyez-moi, même si je prends le risque de passer pour un “pignouf”, je tenais à vous partager mon ressenti et mon expérience. Un jeune homme de bonne volonté ainsi qu’une amie, qui se reconnaîtra, ont bien voulu me rendre ce fier service… Bien que je n’aime pas “abuser” des bonnes choses, force est de reconnaître que parfois, nous avons aussi besoin d’un coup de pouce !

Le but de la manœuvre est de vous proposer des histoires qui sortent de l’ordinaire. Imaginons un seul instant que vous allez acheter un gâteau d’anniversaire : il est joli, mais les décorations partent en sucette : vous aurez du mal à l’acheter ou pire… Vous ne ferez pas une bonne pub au pâtissier ! Et bien, c’est exactement la raison pour laquelle je préfère retirer mes “choses” et les remettre petit à petit lorsqu’ils auront été travaillés de nouveau dans la joie et la bonne humeur !

Si un jour vous avez l’occasion de tomber sur un livre autoédité bourré de fautes, signalez-le à l’auteur. Vous lui rendrez, théoriquement parlant, un fier service sauf s’il est… stupide de se croire infaillible ! Moi, je remercie ceux qui me le disent gentiment et clairement sans me prendre de haut.

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