Morphéa, la gardienne des rêves – Genèse

Alors que je venais de commencer l’écriture du second opus de la saga ET SI DEMAIN N’EXISTAIT PLUS ? et que le personnage de DIANE m’envahissait l’esprit par sa violence, il me fallait m’échapper dans un monde plus doux dans lequel la bonté, la bienveillance et l’amour inonderaient l’entièreté du récit. Ainsi allait naître l’histoire d’une jeune fille, orpheline de ses parents, qui serait confronté à une importante décision et pas n’importe laquelle puisque pour sauver le monde, elle allait devoir faire le choix d’accepter de reprendre un rôle qui se transmet de génération en génération et devenir la prochaine « Gardienne des Rêves » ! Mais Orianna Sognatore, alors âgée de 13 ans, sait que ce savoir ancestral n’est pas étranger à la mort de ses parents et c’est tout naturellement que la jeune fille va en vouloir à celle qui vit dans le monde des rêves, Morphéa.

Voici donc l’idée de départ. « Morphéa » et « Diane » sont, dans un sens, liée : l’une représente le BIEN dans toute sa magnificence et la seconde, le MAL dans tous les sens du terme. Pendant que j’avançais progressivement sur l’histoire d’Orianna Sognatore, il me fallait un fil conducteur à la fois intéressant et crédible.  Encore une fois, il me fallait un sujet palpitant et original dans son propos. Lorsque j’en avais parlé avec Guillaume, le dessinateur des illustrations du livre, il m’avait donné ce conseil :

« Si tu veux sortir de l’ordinaire, il te faut t’approprier l’existant… »   

L’idée germait au fur et à mesure. Raconter une histoire, tout le monde sait le faire. Reprendre ce qui a déjà été fait et l’intégrer à un autre récit, lui redonner un second souffle et faire en sorte qu’il devienne une part du livre, voilà le pari osé. Qui ne connait pas l’histoire du Grand Méchant Loup ? La Belle au Bois Dormant ? Nous connaissons tous ces magnifiques contes et je n’ai strictement rien inventé, bien au contraire : il était hors de question d’abîmer quoi que ce soit ! Comment faire ? Je me suis souvenu d’une phrase qui est dans un autre de mes livres :

« Les histoires ne se lisent pas, elles se vivent ! »

En repensant aux textes d’origines et à l’histoire que je voulais raconter, j’ai pris la décision de suivre le conseil de mon ami Guillaume Montoya et de réinventer les contes. Il faut savoir qu’à une lointaine époque, il était monnaie courante de reprendre un conte et de le réécrire à sa sauce : les frères Grimm faisaient cela ainsi que Perrault. Pour pouvoir intégrer tout cela dans Morphéa, il a fallu faire comme si j’avais inventé ces histoires tout en me donnant une ligne de conduite qui consistait à ne pas saccager le boulot fait des années auparavant, juste mettre tout cela au goût et donc, retranscrire cela à notre époque. Finalement, quant on y pense, nous évoluons et il fallait redonner un coup de jeune à ces contes pour parler de sujets d’actualité. Les maux d’hier ressemblaient étrangement à ceux d’aujourd’hui, juste qu’entre, il y a une autre manière de raconter, de montrer… Et le récit de « Morphéa » n’allait pas échapper à une règle primordiale : donner vie à un texte et que celui-ci soit dans un contexte moderne. 

Si « Morphéa, la gardienne des rêves » contient cinq contes revisités pour les besoins du livre, il faut savoir que pour pimenter le tout, j’ai repris une légende biblique et pas n’importe laquelle. Dans le monde Merveilleux de Morphéa, les animaux ont une place importante. Loup et Euthéria ne sont pas des héros anodins et ensemble, ils ont une véritable histoire à vous révéler. Mais de quelle légende s’agit-il ? Dans un des écrits de la bible, une femme ne porte pas de nom : ce n’est pas une de mes inventions, mais quelque chose de réel : la femme de Noé ! Pour rendre mon récit plus crédible, j’ai revisité cette histoire en expliquant que les origines de la fameuse « Gardienne des Rêves » remontaient directement à ceux de Noé et de son arche, la même dans laquelle nous retrouverons Loup et Euthéria !

Neuf mois d’un travail acharné pour arriver à une aventure unique en son genre. De l’amour à la haine, de l’injustice aussi virulente que la justice de Morphéa et des siens… Dans cette histoire, les maux d’hier nous rappellent les maux d’aujourd’hui. Si tout n’est qu’évolution, il est bon de se souvenir que c’est le passé qui permet de nous faire avancer dans nos vies, mais aussi… nos amis ! Oui, dans Morphéa, il en est grandement question. Il en faut du courage pour admettre avoir besoin de nos amis et c’est exactement ce que la jeune Orianna va comprendre tout au long de cette initiation.

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